TOUTES ET TOUS SOUS SUSPICION GÉNÉRALE

NON À L’ESPIONNAGE DES ASSURÉ-E-S

Au nom de la lutte contre les abus, on restreint les droits fondamentaux, de sorte que les compagnies d’assurance disposeront bientôt de plus de moyens pour surveiller les assuré-e-s que la police pour enquêter sur les criminels. À l’avenir, les bénéficiaires de prestations des caisses maladie, de l’assurance-invalidité, et de la Suva pourront être observés. La loi nous concerne donc toutes et tous, elle peut « frapper » chacune et chacun d’entre nous !

3 RAISONS ESSENTIELLES DE VOTER NON LE 25 NOVEMBRE 2018

Des pouvoirs disproportionnées pour les compagnies d’assurance

Les détectives des assurances peuvent désormais espionner les gens dans leurs salons et sur leurs balcons et – si cela n’est pas suffisant –, sur décision de justice, fixer des traceurs GPS sur les voitures ou utiliser des drones pour déterminer leur position. Ils disposent ainsi de plus de droits que la police n’en a pour surveiller les terroristes. Ici, le pouvoir d’ordonner une surveillance n’appartient pas à un tribunal. Elle est déléguée aux membres de la direction des assurances, autrement dit à ceux-là mêmes qui ont le plus grand intérêt personnel à voir cette surveillance s’exercer.

Une culture de la défiance mutuelle

Les conséquences de la politique menée par la droite bourgeoise ces dernières années sont clairement visibles : elles jettent la suspicion sur tous les bénéficiaires de prestations et favorisent une culture de la défiance mutuelle. Les personnes dépendantes d’un soutien sont la cible d’une suspicion généralisée, dépouillées de leur dignité et dévalorisées. La Suisse souffre d’un climat de froideur sociale. Alors que les fraudeurs fiscaux sont traités avec ménagement dans le cadre des poursuites pénales, toutes les personnes assurées sont criminalisées.

Une atteinte aux droits fondamentaux

La loi a été adoptée via une procédure accélérée, sans discussions approfondies aux Chambres. Il est clair que la majorité du Parlement s’est pliée aux exigences du lobby des assurances. La protection de la sphère privée est minée par ce nouvel article. Le principe fondamental de la proportionnalité est lui aussi menacé par cette révision. Les droits fondamentaux ne doivent pas être anéantis par une procédure sommaire !

Engage-toi contre l'espionnage des assuré-e-s

Une votation ne se gagne pas toute seule. De nombreuses personnes ont besoin d’être convaincues et sensibilisées à ce sujet. Tu n’as pas envie de rester assis-e à regarder l’UDC diffuser sa propagande ?

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